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Comment conclure Le Discours

Comment conclure Le Discours

Conclure un discours ou une présentation orale est presque aussi précieux et technique que débuter . Certains pensent que la conclusion est la fin du discours. Ce n’est pas le cas pour un discours qui doit marquer les esprits et traverser le temps.

 

Comment rendre la fin d’un discours inoubliable?

Tout d’abord, il faut une bonne raison. Pourquoi ce discours? Pourquoi est-ce important pour votre auditoire de l’écouter. Et de le garder en mémoire? L’application que vous saurez mettre en œuvre pour trouver les réponses à ces questions vous donnera un premier indicateur, quant à l’empathie que vous avez pour votre auditoire. Au delà des réponses elles-même, c’est votre capacité à les chercher qui est importante.  Elle permettra de faire briller en vous, comme un éclat d’authenticité.

Les premières questions à se poser, ne sont pas:

  • « Est-ce que je veux  inspirer à faire quelque chose ? »
  • « est-ce que je veux que l’auditoire rejoigne ma cause »
  • « est-ce que je souhaite qu’ils se souviennent d’un sujet ou d’une personne en particulier »  ou encore
  • « comment les faire acheter mon produit ou mon nouveau service  » .

Toutes ces questions ont leur importance. Mais pour celui qui veut laisser un discours inoubliable, elles sont secondaires, puisqu’elles ne viennent qu’après. Les premières questions à se poser peut être celles-ci:

Comment conclure Le Discours

  • Pourquoi je fais ça?
  • Quel genre d’Homme ou de Femme je veux être pour ceux qui vont m’écouter?
  • Ai-je un projet, une ambition, une source de motivation,  une aspiration dont on gagnerait à se rappeler pour s’en inspirer?

Si ce n’est pas le cas, vous pouvez passer le micro à votre voisin de droite. Ou alors, commencez à chercher et prenez le temps de trouver.

Marquer son passage et laisser un message qui ne s’oublie pas, ne doit pas être pris à la légère. Une conclusion qui servira ces intérêts demandera en plus de l’authenticité, concentration, technique et rythme il est vrai. Mais une part de « magie » aussi qui viendra de votre aptitude à diriger votre sensibilité aux autres (empathie) et votre intelligence émotionnelle.

« Oui, tu sais commencer un discours, mais pourras-tu le finir Claire ? » Franck Underwood

Comment conclure un discours avec une signature?

Par signature, entendons la promesse ou l’ambition de ce qui motive votre action. C’est à cette signature que votre auditoire devrait adhérer.

Qu’il s’agisse de motiver vos équipes, de dire la raison d’être de votre Marque, de proposer un projet complètement insensé à un auditoire, qu’il s’agisse d’un discours de départ ou même d’une déclaration d’Amour, la promesse que vous faites dans votre discours n’aura que peu d’effet, sans ce tremplin.C’est ce tremplin qui met en avant la signature, que nous aimons appeler la conclusion chez La Cabane & Le Cerf. Nous l’appelons ainsi car elle permet d’achever une œuvre.

Le storytelling dans la conclusion du discours?

L’oeuvre n’est pas le discours en lui-même, mais le travail de persuasion qu’il vous aura permis de tricoter. Ce travail, ce tricot, c’est votre storytelling. Conclure n’est donc pas dire les derniers mots. Conclure, c’est dire les mots qui finissent de persuader. Certains orateurs ne finissent-ils pas de persuader dès la première phrase de leur discours?

Il vaut mieux penser les mots de conclusion du discours comme un tremplin. Une stratégie qui va propulser la signature de votre discours dans les consciences et lui donner une formidable dimension. Ainsi, vos mots continueront de résonner dans les êtres, longtemps après votre présentation orale et incitera votre auditoire à revenir vous en demander plus.

Quel rythme donner pour conclure le discours?

Au début de notre série d’articles sur la prise de parole, Rythme, pitch et punchlines nous évoquions l’importance du rythme lorsque l’on veut réussir une présentation orale.
Voici pour la compléter, la théorisation d’une disposition rythmique de 14 syllabes, destinée à engager un auditoire à la fin d’un discours qui pourrait se vouloir court et dynamique.
AA BBBB CCC CCCB D!
Une première partie AABBBB définit en 6 syllabes, la quête de votre destinataire. Son ambition.

Puis CCCCCCB engage l’auditoire avec la marche à suivre pour atteindre l’objet de sa quête.

C’est la part la plus importante, la raison de votre présence. Ce pour quoi cet auditoire vous prête attention depuis le début de votre présentation orale. Qu’elle soit forte et belle car c’est un juste premier prix à payer pour voir votre ambition d’entrepreneur en quête de financement ou d’amoureux en quête de bonheur, se matérialiser, puis résister au temps. Un peu.

Quand Tupac Shakur pitche la startup Death Row Record East

Trois jours avant son assassinat, le poète Tupac Amaru Shakur lançait Death Row Record East avec les mots suivant:

If you Believe in God,
A A     B B B B

Believe in Death Row Record
CCC     CCCB

East
D

C’est une grosse punchline. Elle résonne. Elle a résonné tellement fort dans l’industrie du disque que certains attribuent le meurtre de l’artiste, à l’onde de panique que ces 14 syllabes ont engendré chez la concurrence. Ces mots continuent de résonner malgré la disparition de l’artiste parolier. Réalisez-vous l’impact que peut avoir les mots que vous pourriez prononcer? Arrivez-vous à entrevoir notre ambition pour votre prise de parole? Comprenez-vous le soin et la dimension que nous mettrons dans la conception de votre stratégie de marque?